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Disparition d’un avionMardi 11 septembre 2001, vers 8 h 55 du matin, un avion de ligne de la compagnie American Airlines disparaît avec à son bord soixante-quatre personnes. Quarante-deux minutes plus tard, à 9 h 37, le siège de la défense des États-Unis est frappé par un engin volant. Dans la journée, ces deux événements sont associés : le vol 77 d’American Airlines se serait écrasé sur le Pentagone. Cette version des faits paraît logique. Pourtant, lorsque l’on remonte aux sources des différentes « informations » diffusées sur ces deux événements, on constate que l’on ne dispose strictement d’aucun moyen de recoupement. En effet, en remontant les fils de toutes les informations disponibles, on tombe immanquablement sur une source unique : les militaires. Un avion s’envole L’information concernant le détournement d’un avion d’American Airlines reliant l’aéroport Dulles de Washington à celui de Los Angeles n’est diffusée qu’à 10 h 32, soit une heure après l’attentat du Pentagone, par la chaîne de télévision ABC [1]. Personne ne pense alors que cet avion s’est écrasé sur le Pentagone. Dix minutes plus tard, Fox affirme d’ailleurs que le département de la Défense a été percuté par un vol de l’US Air. Il faut attendre encore une heure pour que la compagnie aérienne confirme la disparition du vol 77. American Airlines annonce, à 11 h 38, qu’elle a perdu deux avions de ligne transportant au total 156 personnes. L’un assurait la liaison entre Washington et Los Angeles et l’autre entre Boston et Los Angeles. [2] A 13 h 10, elle distribue les listes des passagers et des membres d’équipage. [3] Les contrôleurs aériens civils pensent à un crash de l’avion qui a décollé à 8 h 20. A 8 h 50, le pilote a effectué sa dernière communication de routine avec la tour de contrôle et, « à 9 h 09, ne pouvant pas joindre l’avion par radio, les contrôleurs d’Indianapolis signalent un possible crash », rapporte le Washington Post [4]. Les terroristes, explique plus tard le vice-président Dick Cheney, « ont éteint le transpondeur. C’est la raison pour laquelle les premières informations parlaient d’un avion qui se serait écrasé dans l’Ohio, alors que ce n’était pas le cas bien sûr. » [5] Le 12 septembre, on apprend que le transpondeur a été coupé vers 8 h 55, rendant l’avion invisible aux contrôleurs aériens civils qui ne disposent pas de radars capables de le repérer dans cette région. L’avion aurait alors fait demi-tour vers Washington. La source de cette information est généralement entendue comme étant l’agence civile de contrôle aérien (la Federal Aviation Administration - FAA). Mais la FAA ne peut pas savoir que l’avion a fait demi-tour puisqu’il est, selon ses propres dires, devenu invisible à ses yeux, son transpondeur ayant été coupé. « L’information » concernant le demi-tour effectué par le vol AA 77 n’est donc pas sourcée. Mais pourquoi les pirates de l’air ont-ils « coupé le transpondeur » de l’appareil, comme on nous le dit ingénument ? Cette opération n’est pas seulement inhabituelle lors d’un piratage : c’est une nouveauté. Rendre inopérant le transpondeur d’un avion est en effet la meilleure façon de donner l’alerte. Les procédures sont très strictes en cas de problème avec un transpondeur, tant du côté civil que militaire. Le règlement de la FAA décrit précisément la marche à suivre lorsqu’un transpondeur ne fonctionne pas correctement : la tour de contrôle doit immédiatement entrer en contact radio avec le pilote et, si elle échoue, prévenir immédiatement les militaires qui envoient alors des chasseurs établir un contact visuel avec l’équipage. [6] Mais l’arrêt d’un transpondeur déclenche aussi directement l’alerte du côté de l’organisme militaire chargé de la protection aérienne des États-Unis et du Canada, le NORAD (North American Aerospace Defense Command). Le transpondeur est la carte d’identité de l’avion. Un appareil ne disposant pas de cette identification est immédiatement surveillé. « Si un objet n’est pas identifié en moins de deux minutes ou paraît suspect, on l’assimile à une menace éventuelle, explique-t-on officiellement. Les avions non identifiés, les avions en détresse et les avions dont on soupçonne qu’ils sont utilisés dans des activités illégales peuvent ensuite être interceptés par un chasseur du NORAD. » [7] L’interception d’un avion fait partie de la « routine », explique encore un porte-parole de cette organisation. [8] Selon la version officielle, les pirates ont donc donné l’alerte en coupant le transpondeur du Boeing quarante minutes avant qu’ils ne frappent le Pentagone. Personne n’a été capable d’expliquer les raisons de cette curieuse tactique. L’arrêt d’un transpondeur peut éventuellement produire un autre effet que de sonner l’alarme : rendre invisible l’avion aux contrôleurs aériens civils. Dans certaines régions, ceux-ci ne disposent pas des radars, dits « primaires », capables de repérer les déplacements aériens. Les radars qu’ils utilisent couramment sont dits « secondaires » et se contentent d’enregistrer les signaux émis par les transpondeurs des avions (immatriculation, altitude, etc.). Couper le transpondeur permet donc de disparaître de ces radars « secondaires », pour ne plus apparaître que sur les radars primaires. Selon la FAA, les contrôleurs ne disposaient pas de radars primaires dans l’Ohio. [9] C’est pourquoi l’avion aurait totalement disparu de leurs écrans. Alors, pourquoi désactiver le transpondeur de l’appareil ? Pour donner l’alerte ou pour rendre l’avion invisible aux yeux des seuls civils ? A partir du moment où le vol AA77 disparaît, officiellement vers 8 h 55, toutes les informations le concernant proviennent exclusivement de sources militaires. Le FBI ordonne même aux autorités aériennes civiles de ne pas communiquer d’information concernant cet avion. « Hier soir encore, les informations concernant les passagers du vol 77, son heure de décollage et ce qui s’était produit à bord étaient jalousement tenus secrets par la compagnie aérienne, les autorités aéroportuaires et les officiels de la sécurité, explique le Washington Post. Tous donnaient comme raison le fait que le FBI leur avait demandé de ne communiquer aucun détail au public. » [10] De sources civiles, nous savons donc très peu de choses : un avion d’American Airlines a décollé de l’aéroport Dulles de Washington à 8 h 20 en direction de Los Angeles, de l’autre côté du pays. Le dernier contact radio avec le pilote a eu lieu à 8 h 50. Les contrôleurs aériens ont perdu tout contact avec l’appareil avant 9 h 09, heure à laquelle ils ont donné l’alerte d’un possible crash. De sources militaires, on apprend tout le reste : les contrôleurs aériens ont perdu le contact radar avec l’avion, parce que son transpondeur a été coupé à 8 h 55. Hors de leurs regards, l’avion a fait demi-tour et foncé sur le Pentagone, à quelques kilomètres de son point de départ, une heure et dix-sept minutes plus tard, après avoir parcouru près de 1000 km. Pourtant, rien n’indiquait au départ un lien éventuel entre l’engin ayant heurté le Pentagone et le vol AA77. Attentat au Pentagone : avion, hélicoptère ou bombe ? Près de trois quarts d’heure après les crashs de deux avions sur le World Trade Center de New York, la capitale fédérale, Washington, est elle aussi touchée. Un premier attentat semble avoir lieu dans l’annexe de la Maison-Blanche, le Old Executive Office Building. A 9 h 42, la chaîne de télévision ABC montre des images d’une épaisse fumée se dégageant du bâtiment de la présidence des États-Unis. Ces images furtives que l’on a vite oubliées sont éclipsées deux minutes plus tard, par l’annonce d’un deuxième incendie, cette fois au siège de la défense américaine, le Pentagone. Les informations diffusées alors par les télévisions et les agences de presse sont contradictoires. Pour les uns, l’incendie a été provoqué par l’explosion d’un véhicule piégé, d’autres y voient un nouveau détournement d’avion, d’autres enfin annoncent le crash d’un hélicoptère. Peu avant 10 h, le premier communiqué du département de la Défense parle d’une « attaque » mais ne donne aucune autre précision sur sa nature. [11] A la Maison-Blanche, la situation n’est pas plus claire. Dans les premières heures, la conseillère nationale de sécurité, Condoleezza Rice, sait seulement que « quelque chose » a frappé le Pentagone : « Dans ces premières heures de la crise, quand nous sommes sortis de la salle de commandement, les informations qu’on nous communiquait étaient assez extraordinaires. Nous venions d’apprendre qu’un deuxième avion était rentré dans la tour du World Trade Center. Et quand nous sommes sortis de la salle on nous a dit que quelque chose avait percuté le Pentagone et que quelque chose d’autre semblait se diriger droit vers la Maison-Blanche ». [12] Le vice-président Dick Cheney n’est pas mieux informé. Il explique que « les premiers rapports sur l’attaque du Pentagone suggèrent un hélicoptère ou un jet privé ». [13] Le premier à parler d’un avion est le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Juste après l’attentat, il quitte son bureau pour constater les dégâts. « Quand il est revenu dans le bâtiment, environ une demi-heure plus tard, raconte son assistante, Victoria Clarke, il a été le premier à nous dire qu’il était pratiquement sûr qu’il s’agissait d’un avion. Il fondait son opinion sur le morceau d’épave et sur des milliers et des milliers de pièces de métal. C’est lui qui nous l’a dit, à nous, l’équipe qui était dans la pièce. C’est donc lui qui fut le premier à nous dire qu’il s’agissait probablement d’un avion. » [14] Etrange. Les plus hauts responsables politiques sont mis à l’abris dans des salles sécurisées, comme Condoleezza Rice et Dick Cheney, qui sont amenés dans le bunker souterrain de la Maison-Blanche. Le siège de la défense américaine est attaqué sans que personne ne puisse dire de quoi il s’agit. La situation est confuse, dangereuse. Pourtant, le secrétaire à la Défense en personne sort immédiatement après l’attentat pour observer les dégâts et expliquer que c’est un avion qui a percuté le Pentagone. Le service d’information des forces armées fait rapidement savoir, sur le site du Pentagone, qu’il s’agit d’un « avion commercial probablement piraté ». [15] Mais lors de la première conférence de presse officielle au département de la Défense, le porte-parole de la Navy, le contre amiral Craig Quigley, dit ne pas disposer d’informations concernant ce qui est seulement nommé comme « l’avion commercial qui a dû être détourné ». [16] Dans l’après-midi, le rapprochement avec le vol American Airlines 77 est suggéré à la presse par des militaires anonymes. Cette « information » se répand alors dans les médias comme une rumeur. Seul le Los Angeles Times précise ses sources : il rapporte que des officiels « parlant sous couvert de l’anonymat » expliquent aux journalistes que le Pentagone a été frappé par le vol AA 77. [17] Pourtant, aucune source civile n’est venue recouper les déclarations officieuses des militaires. Les contrôleurs de l’aéroport Dulles de Washington disposent de radars primaires et déclarent seulement avoir repéré un appareil non identifié volant à vive allure vers la capitale. « Le premier contrôleur aérien de l’aéroport de Dulles remarqua à 9 h 25 l’avion qui se déplaçait rapidement. Quelques instants plus tard, les contrôleurs lancèrent une alerte selon laquelle un avion semblait se diriger directement vers la Maison-Blanche. » [18] L’un d’eux, Danielle O’Brien explique alors : « La vitesse, la manœuvrabilité, la façon dont il a effectué son virage, chacun de nous dans la Salle Radar, contrôleurs aériens expérimentés, chacun de nous pensait qu’il s’agissait d’un avion militaire. » [19] Ces sources civiles confirment donc qu’un appareil non identifié, volant à vive allure et d’une grande manœuvrabilité s’est dirigé sur Washington. Par contre, elles ne disent pas qu’il s’agit d’un Boeing 757-200 et encore moins qu’il appartient à la compagnie American Airlines. Elles pensent au contraire à un appareil militaire. Ce ne sont donc ni les contrôleurs civils, ni la compagnie aérienne qui identifient cet engin comme étant le vol AA77. L’identification de l’appareil est faite exclusivement par l’armée. De nouveau, l’unique source est militaire. Témoignage officiel Le 12 septembre, cependant, une source civile semble venir confirmer la version des militaires. On apprend en effet que Barbara Olson, ancien procureur fédéral et commentatrice vedette de CNN au moment de la procédure de destitution de Bill Clinton, était dans l’avion et a contacté son mari, Theodore, à deux reprises quelques instants avant l’attentat du Pentagone. Le témoignage est succinct, mais il confirme que l’avion a été piraté et ne s’est pas écrasé dans l’Ohio comme l’ont initialement cru les contrôleurs aériens. Ce témoignage nécessite cependant la prudence. En premier lieu, c’est un témoignage de troisième main : il n’est pas initialement rapporté par celui qui l’a recueilli, mais par un ami de la famille et journaliste de CNN, Tim O’Brien. Celui-ci rapporte ce que Theodore Olson dit que sa femme lui a dit. En second lieu, Theodore Olson, avocat général des États-Unis, est très proche de l’administration Bush dont il constitue un soutien essentiel chaque fois qu’une difficulté se présente. C’est, par exemple, lui qui plaide la cause de George W. Bush lorsque la Cour Suprême doit décider du résultat de l’élection présidentielle de 2000. C’est lui, encore, qui défend le vice-président Dick Cheney qui refuse de transmettre des documents au Congrès lors de l’enquête sur le scandale Enron. Or, M. Olson a lui-même déclaré devant la Cour Suprême des États-Unis : « Il est facile d’imaginer une infinité de situations… dans lesquelles les officiels pourraient avoir des raisons totalement légitimes de donner de fausses informations » [20]. Beaucoup de personnes ont interprété ce témoignage comme étant une confirmation du crash du vol AA77 sur le Pentagone. Pourtant, rien dans les propos de Barbara Olson ne permet de tirer de telles conclusions. Le témoignage est cité une première fois dans un article de Tim O’Brien publié sur le site Internet de CNN, le 12 septembre à 2 h 06 du matin. On y apprend seulement que l’avion a été piraté et que les pirates sont munis de cutters et couteaux : « Barbara Olson, commentatrice conservatrice et procureur, a alerté mardi matin son mari, l’avocat général Ted Olson, que l’avion dans lequel elle voyageait était détourné, a raconté Ted Olson à CNN […] Son mari a dit qu’elle l’a appelé deux fois d’un téléphone cellulaire depuis le vol American Airlines 77, qui était en vol de l’aéroport international de Washington-Dulles vers Los Angeles. […] Ted Olson a raconté à CNN que sa femme a dit que tous les passagers et les membres du personnel navigant, y compris les pilotes, avaient été parqués à l’arrière de l’avion par des pirates armés. Les seules armes dont elle ait parlé étaient des couteaux et des cutters à carton. […] Elle avait l’impression que personne ne commandait et a demandé à son mari de dire au pilote ce qu’il devait faire. » [21] Le témoignage de Barbara Olson est rapporté une seconde fois dans le Washington Post du 12 septembre. On n’y apprend rien de nouveau, si ce n’est qu’elle n’a rien précisé quant à la nationalité et au nombre des pirates : « Ses derniers mots pour lui furent : "que dois-je dire au pilote de faire ?" […]"Elle appelait depuis l’avion en plein détournement", dit Théodore Olson. "J’espérais que ce n’était pas le cas, mais ça l’était". […] Les deux conversations ont duré chacune une minute environ, dit Tim O’Brien, reporter à CNN et ami des Olson. Lors du premier appel, Barbara Olson dit à son mari : "Notre avion est détourné." Elle expliqua comment les pirates avaient forcé les passagers et le personnel navigant à se rendre à l’arrière de l’appareil. Elle ne dit rien sur leur nationalité. […] Le premier appel d’Olson fut coupé et son mari appela immédiatement le centre de commandement du ministère de la justice où on lui dit que les autorités ne savaient rien du détournement du vol AA77. […] Quelques temps plus tard, sa femme rappela. Et à nouveau elle voulait savoir "Que dois-je dire au pilote ?" "Elle était calme, aussi calme qu’on peut l’être en de telles circonstances", dit O’Brien. […] Mais son second appel fut aussi coupé. » [22] Six mois plus tard, le 5 mars 2002, Theodore Olson cite lui-même les propos de sa femme dans un journal britannique, le Family Telegraph. Il regardait les attentats contre le World Trade Center à la télévision quand son épouse a téléphoné. « "Quelqu’un entra en coup de vent et me dit ce qu’il était arrivé. J’allai dans l’autre pièce, où il y a la télévision", dit Olson. "Il m’est venu à l’esprit Mon Dieu, Barbara est dans un avion, et deux avions ont été détruits, vous savez." Ensuite sa secrétaire lui dit que Barbara était au téléphone. "Lorsque j’ai entendu qu’elle était au téléphone, j’ai ressenti du soulagement, parce qu’elle n’était pas dans l’un des deux avions..." Mais Barbara expliqua alors calmement qu’elle avait été parquée à l’arrière du Boeing 757 dans lequel elle voyageait, en même temps que les autres passagers. "Elle avait eu du mal à obtenir la communication parce qu’elle n’utilisait pas son GSM mais le téléphone de siège mis à la disposition des passagers", dit Olson. "Je pense qu’elle n’avait plus son sac parce qu’elle appelait en PCV et elle essayait d’avoir le ministère de la justice, ce qui n’est jamais très facile". Il put lui parler des attaques sur le WTC avant que la ligne ne se coupe puis il appela son centre de commandement ministériel pour leur faire savoir qu’un autre avion avait été détourné. Le téléphone sonna de nouveau et c’était Barbara. Elle voulait savoir ce qu’elle pouvait dire au pilote, ce qu’elle pouvait faire, comment elle pouvait arrêter tout ça. "J’ai voulu savoir où était l’avion et dans quelle direction il allait parce que je pensais que c’était les premières choses à savoir avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Nous avons essayé de nous rassurer mutuellement en nous disant que tout allait bien se passer, elle était encore en vie, l’avion était encore en l’air. Mais je pense qu’elle savait que ça n’allait pas bien se passer et je savais que ça n’allait pas bien se passer." Ils ont pu avoir des "échanges personnels", dit-il, avant d’être coupés en cours de conversation. "Cela s’est simplement arrêté. Cela pouvait être l’impact, bien que je pense qu’elle aurait… Cela ne sert à rien d’épiloguer." Dès qu’il a appris qu’un avion était tombé sur le Pentagone, dit-il, "j’ai su que c’était elle". » [23] Cette nouvelle version est plus précise, mais on ne sait toujours pas à quel endroit se trouve l’avion. Theodore Olson explique qu’il voulait savoir « où était l’avion et dans quelle direction il se dirigeait ». Sa femme ne semblait pas connaître la réponse. Il est possible de supposer que l’avion dans lequel se trouvait Barbara Olson s’est écrasé sur le Pentagone. Cela reste néanmoins une supposition. Son mari en est convaincu, mais rien dans le témoignage qu’il a recueilli ne le laisse entendre. Barbara Olson n’indique qu’une seule chose : à 8 h 55, l’avion ne s’est pas crashé mais a été piraté. Cette source ne confirme donc pas que le vol AA77 s’est dirigé vers la capitale fédérale, comme l’affirme l’armée. Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld a été le premier à déclarer qu’un avion s’est écrasé sur le Pentagone. Par la suite, les militaires nous ont raconté avec plus de détails l’histoire présumée du vol AA77. Mais l’armée est la seule source dont nous disposons. Les sources civiles nous disent autre chose : selon la tour de contrôle d’Indianapolis l’avion et ses soixante-quatre passagers et membres d’équipage ont disparu peu avant 9 h. Il semble, selon un témoignage indirect, que le Boeing ne se soit pas écrasé, mais ait été piraté. Par ailleurs, à 9 h 25, un appareil non identifié dont la vitesse et la manœuvrabilité ont fait penser aux contrôleurs aériens à « un avion militaire » s’est dirigé sur Washington et a percuté le département de la Défense. Peut-on affirmer que c’est bien le vol American Airlines 77 qui a frappé le Pentagone ? Uniquement si l’on fait aveuglément confiance à l’armée des États-Unis d’Amérique.
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[1] "Minute by Minute with the Broadcast News", Pointer.org, 11 septembre 2001 : http://www.poynter.org/Terrorism/Ji... [2] "Le récit d’un jour terrible", Le Temps, 12 septembre 2001 : http://www.letemps.ch/dossiers/doss... [3] Les listes diffusées par Associated Press semblent incomplètes (sur 64 personnes qui se seraient trouvées dans l’avion, seuls 58 noms sont indiqués). Voir notamment sur le site du Washington Post : http://www.washingtonpost.com/ac2/w... ou sur celui de CNN : http://www.cnn.com/SPECIALS/2001/tr... [4] "Pentagon Crash Highlights a Radar Gap", Washington Post, 3 novembre 2001 : http://www.washingtonpost.com/ac2/w... [5] Interview de Dick Cheney dans l’émission "Meet the presse", NBC, 16 septembre 2001. Traduction publiée en annexe de L’Effroyable imposture. [6] Voir les règlements de la FAA : http://faa.gov/ATpubs Et notamment celui concernant le détournement d’un avion et les opérations militaires : http://faa.gov/ATpubs/MIL [7] "NORAD : Une journée de mission", site de la Défense nationale du Canada : http://www.airforce.dnd.ca/athomedo... [8] "Facing Terror Attack’s Aftermath : Otis Fighter Jets Scrambled Too Late to Halt The Attacks", Boston Globe, 15 septembre 2001, page A1 : http://www.boston.com/news/packages... [9] Voir notamment "Pentagon Crash Highlights a Radar Gap", déjà cité. [10] "On Flight 77 : Our Plane Is Being Hijacked", Washington Post, 12 septembre 2001 : http://www.washingtonpost.com/ac2/w... [11] Le communiqué a été retiré du site du Département de la Défense mais est consultable sur celui de l’université de Yale : http://www.yale.edu/lawweb/avalon/s... [12] "Rice gained first-hand experience when front line of terror closed in", Chicago Tribune, 14 septembre 2001 : http://www.chicagotribune.com/templ... [13] "Jets Had Bush OK to Down Airliners", Los Angeles Times, 17 septembre 2001 : http://www.latimes.com/templates/mi... [14] Interview de Victoria Clarke, WBZ Boston Saturday, 15 september 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep... [15] "Alleged Terrorist Airliner Attack Targets Pentagon", American Forces information service, Defense Link, Department of Defense, 11 septembre 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep... [16] "DoD Official Provides Briefing After Pentagon Attack", American Forces information service, Defense Link, Department of Defense, 11 septembre 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep... [17] "Hijacked Jets Fly Into Trade Center, Pentagon", Los Angeles Times, 11 septembre 2001 : http://www.latimes.com/templates/mi... [18] "Pentagon Crash Highlights a Radar Gap", Washington Post, déjà cité. [19] "Get These Planes on the Ground", ABCNews, 24 octobre 2001 : http://www.abcnews.go.com/sections/... Traduction française sur L’Asile utopique : http://asile.org/citoyens/numero14/... [20] "This president thinks our ignorance is bliss", Yahoo ! News, 22 mars 2001 : http://story.news.yahoo.com/news?tm... [21] "Wife of Solicitor General alerted him of hijacking from plane", par Tim O’Brien, CNN, 12 septembre 2001 : http://www.cnn.com/2001/US/09/11/pe... [22] "On Flight 77 : Our Plane Is Being Hijacked", Washington Post, 12 septembre 2001 : http://www.washingtonpost.com/ac2/w... [23] "She asked me how to stop the plane", Family Telegraph, 5 mars 2002 : http://www.telegraph.co.uk/family/m... |
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