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Des témoignages tronquésLes témoignages cités par la presse française sont unanimes : tous les témoins - « des milliers de gens » [1] prétendent certains - ont vu un Boeing 757-200 de la compagnie American Airlines frapper la façade du Pentagone et disparaître dans le bâtiment. Pourtant, une analyse rigoureuse du contenu des témoignages impose, là encore, plus de circonspection. Les récits publiés à Paris, six mois après les événements, diffèrent parfois grandement des témoignages originaux recueillis « à chaud » outre-Atlantique. Les éléments contrariant la version officielle ont même été tout bonnement occultés. De premiers témoignages contradictoires Les premiers témoignages recueillis et publiés l’ont été dans un article du Washington Post daté du mardi 11 septembre 2001, à 16 h 59 [2]. Parce qu’il est la première recension de témoins, c’est un document d’une valeur précieuse. Les témoignages sont en effet encore susceptibles de ne pas être l’objet d’une réelle reconstruction, puisque le rouleau compresseur médiatique vient à peine de se mettre en mouvement. Que nous disent donc ces quatre témoins de la première heure ? Il y a d’abord Kirk Milburn, directeur de chantier pour Atlantis Co. Il parle d’un avion, de débris qui volent. Pas de Boeing. « J’ai entendu un avion. Je l’ai vu. J’ai vu des débris voler. J’imagine qu’il tapait les réverbères. Ça faisait Whoosh Whoosh, ensuite il y a eu du feu et de la fumée, et j’ai entendu une seconde explosion. » Son souvenir auditif est précis : l’appareil faisait un bruit particulier et il y a eu deux explosions distinctes. Le deuxième témoin cité est Steve Patterson, un graphiste âgé de 43 ans qui a vu un engin argenté passer devant la fenêtre de son appartement, au 14e étage d’un immeuble de Pentagon City. Le Washington Post rapporte son témoignage en ces termes : « l’avion, qui faisait le bruit strident d’un avion de chasse, volait au-dessus du cimetière d’Arlington, tellement bas qu’il a pensé qu’il allait se poser sur l’I-395. » Il dit également que l’avion volait si vite qu’il n’a pas pu lire ce qui était marqué sur sa carlingue. Mais sa description de l’objet est néanmoins précise : « L’avion, qui semblait pouvoir contenir entre huit ou douze personnes, se dirigeait droit vers le Pentagone ». Graphiste de métier, ce témoin se trouvait relativement loin du Pentagone, à une distance raisonnable de l’aéronef, ce qui lui a permis de le voir assez longuement ; son témoignage est précis, et s’oppose nettement à la version officielle. Il est d’autant plus surprenant qu’il ne correspond pas à l’état d’esprit dans lequel il se trouvait au moment des faits, puisqu’il était en train de regarder à la télévision les images d’un Boeing percutant le World Trade Center, ce qui aurait pu l’influencer. Il ne s’agit donc pas simplement d’une construction mentale a posteriori, comme le sont manifestement beaucoup de témoignages émanant de gens qui étaient trop proches du Pentagone et dont le temps d’observation a duré moins d’une seconde avec un champ de vision réduit. Ce qu’il dit contredit la thèse officielle : il ne parle pas en effet d’un Boeing, mais d’un petit avion de huit-douze personnes, produisant le bruit d’un avion de chasse. Malheureusement, Thierry Meyssan et son équipe n’ont pas réussi à l’interroger au cours de leur enquête. Très probablement ce témoin qui dérange ne souhaite plus répondre aux questions de la presse. Il est introuvable pour tous… sauf pour Paris-Match, dont l’un des correspondants, Romain Clergeat, a réussi à dénicher Steve Patterson et à le faire parler. Voici les propos que l’hebdomadaire indique avoir recueilli directement : « Je regardais les images du World Trade Center lorsque j’ai vu passer devant ma fenêtre un avion qui volait si bas qu’on avait l’impression qu’il cherchait à atterrir sur l’autoroute I-395, mais si vite que je n’ai pas pu lire ce qui était écrit sur le fuselage. Puis je l’ai vu se diriger vers le Pentagone plus bas que la cime des arbres et le percuter. L’avion a été absorbé par le bâtiment et une énorme boule de feu s’est alors dégagée. » Dans ce nouveau récit, qui reprend presque mot à mot le témoignage initial paru dans le Washington Post, deux morceaux de phrase ont disparu : il s’agit de « qui semblait pouvoir contenir 8 à 12 personnes » et de la référence au « bruit strident d’un avion de chasse ». Nous avons interrogé le bureau américain de Paris-Match. Saveria Rojek nous a affirmé que les propos de Steve Patterson avaient été personnellement recueillis par son collègue Romain Clergeat et qu’elle ne s’expliquait pas les variations dans ce témoignage. Elle ne se souvenait plus comment Patterson avait été retrouvé et était désolée d’avoir égaré, depuis, ses coordonnées. Dommage… Le nom de Patterson a également été évoqué par Libération [3] et Le Monde [4] comme celui d’un témoin « à charge » contre Thierry Meyssan, sans qu’à aucun moment soit précisée la divergence fondamentale que contient son propos par rapport à la version officielle. Poursuivons avec nos quatre témoins de la première heure. Le troisième, Asework Hagos, qui conduisait sur Columbia Pike, dit avoir vu un avion voler extrêmement bas, près des bâtiments alentour. Il indique également qu’il a reconnu l’insigne American Airlines, avant de voir l’appareil s’écraser sur le Pentagone. Enfin, Tom Seibert, un ingénieur réseau qui travaille au Pentagone, est le dernier témoin de cette première liste. Il dit : « Nous avons entendu quelque chose qui faisait le bruit d’un missile, puis nous avons entendu un fort boom. » Ne sont cités ensuite que des témoins indirects de l’attentat. Nous disposons donc là des quatre témoignages principaux recueillis le 11 septembre par le Washington Post. Le premier, Kirk Milburn, ne parle pas d’un Boeing mais d’un « avion » faisant un bruit particulier. Le deuxième, Steve Patterson, parle d’un petit avion pouvant contenir entre huit et douze personnes et faisant un bruit strident comme un avion de chasse. Le troisième, Asework Hagos, identifie un appareil d’American Airlines. Enfin, le dernier, Tom Seibert, n’a pas vu l’engin, mais a entendu le bruit d’un missile. Difficile de se faire une opinion tranchée sur la question à la seule lecture de ces témoignages. Avant d’aller plus avant, il convient de rappeler quelques principes sur le recueil de témoignage en cas de scènes traumatiques, et de décrire le phénomène de feed back. Quelques rappels sur le debriefing de témoins Le recueil de témoignage est un exercice difficile. Toute situation d’entretien, d’une manière générale, entraîne des biais qui vont modifier la nature de la parole retenue. Ce comportement, qui peut s’observer dans tout entretien, par exemple ceux que l’on mène au cours d’une enquête sociologique ou psychologique, est particulièrement intéressant lorsqu’il s’applique à un incident traumatique, surtout si celui-ci s’est déroulé rapidement ou confusément. En effet, dans ce type de situations, les différents organes sensoriels de l’individu n’ont souvent pas la possibilité de saisir l’événement de manière complète, et c’est alors le cerveau qui va combiner les différents éléments perçus pour construire une version intellectuellement cohérente. Ce phénomène est connu sous le nom anglais de feed back, terme qui peut se traduire en français par « régénération ». C’est un réflexe qui consiste à remplacer instinctivement une sensation mal identifiée par l’organe sensoriel, par une autre qui fait partie de l’acquis de la mémoire. Ainsi, lorsqu’on entend mal un son ou un groupe de son, la zone psycho-auditive le reconstitue en lui substituant un autre qu’elle connaît. Il en va de même pour l’œil. Une image trop fugitive pour être distinctement vue est remplacée par une autre que l’esprit a déjà rencontrée et qui fait partie de l’acquis visuel du témoin. Pour ce faire, le cerveau va associer les différents éléments sensoriels (bruit, image fugitive, environnement...) pour en déduire en une fraction de seconde ce qu’il a « vu ». Mais cette association peut également être source d’erreur : on peut citer l’exemple de cet ingénieur de l’armement qui n’avait jamais vu un drone militaire. Lorsqu’il en a vu passer un à toute vitesse dans un ciel dégagé, il s’est mépris et l’a identifié précisément comme un Mirage 2000, engin qu’il connaissait pourtant bien et dont la présence à cet endroit était très improbable. Imaginons un instant un aéronef aux couleurs argent, rouge et blanc, volant à basse altitude et à toute vitesse, avec un bruit strident, en zone urbaine. Imaginons également que la plupart des télévisions et des médias soient en train de diffuser les images d’un Boeing s’écrasant en zone urbaine. Quelle est la probabilité que les témoins du passage de cet aéronef, n’ayant pas le temps de l’identifier, reconstruisent a posteriori, dans un réflexe de feed back, une image bien connue de Boeing ? Difficile à évaluer, mais cette probabilité est élevée. Des témoins qui en ont trop vu Dans la plupart des situations, les enquêteurs recueillent des témoignages discordants dont ils doivent évaluer, au cas par cas, la fiabilité. Pour ce qui est de l’attentat du Pentagone, prenons par exemple Steve Riskus, témoin abondamment cité par la presse. Comme beaucoup de personnes, il était sur l’autoroute qui longe le Pentagone. La circulation, à ses dires, était quasiment arrêtée par un embouteillage. Il se trouvait néanmoins en situation de conduite, donc vigilant à la route et non au ciel. Il a également précisé à Digipresse qu’il était en train d’écouter à la radio les informations concernant le World Trade Center au moment même où un « Boeing » a déboulé sous ses yeux [5]. D’après la reconstitution menée par Valérie Labrousse sur les lieux, l’aéronef a traversé le champs de vison de Steve Riskus pendant moins de deux secondes. L’appareil était environ à cent mètres devant lui, à une vitesse avoisinant 500 kilomètres/heure. Il est donc matériellement impossible qu’il ait pu observer dans l’instant les détails qu’il relate aujourd’hui dans son témoignage : « Je roulais sur Highway 27, le Pentagone était sur ma gauche, l’avion a déboulé de la droite, très bas, a touché un ou deux lampadaires. J’ai eu si peur que j’ai baissé la tête dans la voiture. Il était tellement près que j’ai vu précisément le bleu et le rouge de la carlingue American Airlines. » [6] C’est un peu comme s’il avait vu passer un TGV juste sous ses yeux, et qu’il avait pu repérer la localisation de la voiture-bar… tout en baissant la tête. Prenons un autre témoin, cité par Le Monde, et auquel Hervé Kempf nous a dit accorder beaucoup de crédit. Il s’agit de David Winslow, reporter d’Associated Press, vivant dans un immeuble de dix étages situé à proximité du Pentagone. Voici son témoignage tel qu’il a été publié par Le Monde : « J’étais de repos, ce jour-là. Je regardais à la télévision les images des attentats sur New York. A ce moment, vers 9 h 30, j’ai entendu un son énorme de moteurs d’avion - mon frère est pilote d’avion, ainsi qu’un très bon ami, je connais ce bruit [7] -, je l’entendais de plus en plus fort, j’ai tourné la tête vers la droite, par la fenêtre, j’ai vu une queue énorme d’avion passer à toute vitesse, j’ai distingué un logo rouge, et puis bang sur le Pentagone, une énorme boule de feu. Je suis journaliste depuis des années, je le jurerais sur ma vie : c’était un avion. » Pourquoi Hervé Kempf attribue-t-il une telle valeur à ce témoignage dont l’intérêt est pourtant limité ? Il nous a confié trois raisons : « Premièrement, il était journaliste généraliste à Associated Press, où il y a une religion de l’exactitude. Deuxièmement, il ne travaillait pas sur des questions militaires. Troisièmement, il avait un vécu personnel auprès des avions. » Et il ajoute : « Il était en train de regarder les images du World Trade Center, il était donc psychologiquement prêt à voir ce qu’il allait voir. » Des métaphores explosives... Deux autres témoins, Mike Walter et Joel Sucherman, en disent plus qu’ils ne veulent en penser. Tous deux travaillent au quotidien USA Today, mais ont été séparément les témoins de l’attentat. Tous deux recourent cependant à la même métaphore : cet avion ne se comportait pas comme un avion, mais comme un missile. Joel Sucherman, d’abord, dit avoir vu depuis sa voiture l’avion passer à moins de 75 mètres devant lui, avant qu’il ne s’écrase 100 mètres plus loin dans le Pentagone. Si l’on estime, comme le veut la version officielle, que l’avion volait à plus de 300 nœuds (soit au moins 540 km/h), il a dû parcourir cette distance au maximum en 0,75 seconde. Un peu court, peut-être, pour apercevoir « un avion argenté avec les marques distinctives le long des hublots qui m’ont fait dire qu’il s’agissait d’un avion d’American Airlines ». Et il ajoute, à propos de la trajectoire de l’avion : « Celui qui pilotait l’avion n’a fait aucune manœuvre pour changer de direction. Il allait à une vitesse élevée, mais pas à un angle abrupt (« steep angle ») - presque comme un missile guidé thermoguidé (« heat-seeking ») verrouillé sur sa cible et restant exactement sur sa trajectoire (« staying dead on course ») » [8]. Mike Walter était lui aussi sur l’autoroute en cette heure de pointe où les voitures n’avançaient quasiment plus. En regardant par sa fenêtre, il voit alors arriver « un avion, un avion d’American Airlines. J’ai pensé : ’Ca ne colle pas, il est vraiment bas’. Et je l’ai vu. Je veux dire, c’était comme un missile de croisière avec des ailes. » [9] Interrogé par Digipresse en mars 2002, Mike Walter indique avoir parlé métaphoriquement [10]. Ce dont nous n’avons jamais douté. Il reste que le choix de la métaphore est singulier. D’autant que pour Mike Walter, c’est une question de principe : ce ne peut pas être un missile, car il « ne peut imaginer la possibilité d’un complot ou d’une quelconque responsabilité de l’état-major ou du gouvernement américain dans les attentats du 11 septembre. » Après sa première déclaration à CNN, Mike Walter donnera deux nouvelles versions de l’arrivée de l’appareil sur le Pentagone. Le 21 mars 2001, sur LCI, il affirme que l’avion « s’est plié comme un accordéon » sur la façade. Quelques jours plus tard, il affirme à Digipresse que le Boeing « a continué sa course à l’intérieur du Pentagone, mais les ailes ne sont pas rentrées dans le bâtiment ». Selon ce journaliste, elles se sont « repliées ». L’appareil se serait aussi « désintégré ». Il aurait cependant pu en voir de nombreux débris (cf. entretien en annexe). Ces déclarations sont intrigantes par rapport aux autres témoignages recueillis. Mike Walter est le seul en effet à raconter l’instant où l’engin a touché la façade. Les autres témoins parlent distinctement des deux faits : d’une part, l’appareil qu’ils voient ou entendent, et d’autre part, l’explosion. Après sa première déclaration à CNN, Mike Walter donnera deux nouvelles versions de l’arrivée de l’appareil sur le Pentagone. Le 21 mars 2001, sur LCI, il affirme que l’avion « s’est plié comme un accordéon » sur la façade. Quelques jours plus tard, il affirme à Digipresse que le Boeing « a continué sa course à l’intérieur du Pentagone, mais les ailes ne sont pas rentrées dans le bâtiment ». Selon ce journaliste, elles se sont « repliées ». L’appareil se serait aussi « désintégré ». Il aurait cependant pu en voir de nombreux débris (voir entretien en annexe). Ces déclarations sont intrigantes par rapport aux autres témoignages recueillis. Mike Walter est le seul en effet à raconter l’instant où l’engin a touché la façade. Les autres témoins parlent distinctement des deux faits : d’une part, l’appareil qu’ils voient ou entendent, et d’autre part, l’explosion. La description rapportée par ces témoignages correspond d’ailleurs à celle d’un missile ; nous y reviendrons ci-dessous. Un son et une trajectoire particulière Si de nombreux témoins relatent avoir vu un Boeing d’American Airlines, nombre d’entre eux décrivent néanmoins une trajectoire et un son qui ne peuvent pas être ceux d’un tel appareil. Ainsi, beaucoup attestent avoir entendu un bruit strident : Omar Campo, qui tondait l’herbe de l’autre côté de la route, parle d’un avion de ligne d’American Airlines, passant avec « un bruit perçant au-dessus de [sa] tête » (« it came in screaming over my head ») [11]. On se souvient de Patterson parlant d’un avion faisant le « bruit strident d’un avion de chasse » et de Tom Seibert évoquant « le bruit d’un missile ». Joel Sucherman parle également d’un son strident, tout comme Afework Hagos. James Ryan, 27 ans, a une version encore plus précise, et note un détail intéressant : alors que l’avion passe au-dessus de lui, il entend « un bruit étrange qu’il interprète comme étant celui d’une coupure subite des moteurs. Il lève donc les yeux et contemple à très basse altitude un appareil qu’il identifie immédiatement, dit-il, comme un Boeing American Airlines. Il précise qu’il voit le sigle de la compagnie, que l’appareil est couleur argent et il affirme distinguer aussi les hublots. […] L’avion survole sa voiture. Il le voit à cet instant osciller des ailes comme s’il était en vol plané et qu’il venait d’« éviter la tour radio » en tentant de se stabiliser. A ce moment dans un bruit strident l’avion accélère et fonce tout droit en direction de l’aile ouest du Pentagone. » [12] L’oscillation des ailes est confirmée par plusieurs témoins, même si les explications varient : Afework Hagos dit ainsi que « l’avion inclinait ses ailes de haut en bas (« was tilting its wings up and down »), comme pour retrouver son assiette. » [13] Aydan Kizildrgli a noté que l’avion oscillait légèrement (« bank slightly ») avant l’impact [14]. Mark Bright, agent de sécurité au Pentagone, a, comme James Ryan, entendu une accélération (« power-up ») juste avant que l’avion ne frappe le bâtiment [15]. Nous avons demandé leur avis à des pilotes de Boeing 777 ou 767. Pour tous, les comportements décrits par les témoins sont étranges. Par exemple, il est possible à un Boeing d’osciller sur l’axe de ses ailes, afin d’affiner une trajectoire. Mais il est impossible que cette oscillation soit rapide, le Boeing 757 étant un engin relativement imposant. Incliner ses ailes de haut en bas, dans le mouvement rapide évoqué par Afework Hagos, est difficile à envisager. De la même manière, s’il est possible de réduire les gaz fortement, avant de les remettre à fond, et donner ainsi l’illusion d’avoir coupé le moteur puis accéléré, c’est une manœuvre qui prend au moins une dizaine de secondes sur un Boeing. Une durée dont ne disposait pas James Ryan… Dans tous les cas, ces témoignages concernant le bruit et la trajectoire correspondent également parfaitement avec la manière dont vole un missile dans la dernière phase de son vol, juste avant qu’il ne frappe sa cible. L’examen des témoignages et de leurs contradictions permet de conclure que l’attentat a bel et bien été commis au moyen d’un engin volant. Ils permettent donc d’écarter les hypothèses d’un véhicule piégé et d’un hélicoptère. La nature de l’appareil qui a percuté le Pentagone reste, cependant, très problématique. Les témoins ne permettent, en effet, pas de trancher pour déterminer s’il s’agit d’un avion ou d’un missile, et encore moins d’affirmer qu’il s’agit du vol 77 d’American Airlines. Il nous faut maintenant confronter l’hypothèse du missile aux éléments matériels.
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[1] L’Effroyable mensonge, Guillaume Dasquié et Jean Guisnel, éditions La Découverte, juin 2002 (texte de la quatrième de couverture). Voir aussi page 56 : « des milliers de citoyens américains ont vu le crash du Boeing ». [2] "’Extensive Casualties’ in Wake of Pentagon Attack", Washington Post, 11 septembre 2001, 16 h 59 (Quarante-huit journalistes ont contribué à cet article) : http://www.washingtonpost.com/wp-sr... [3] "Pourquoi la démonstration de Meyssan est cousue de très gros fils blancs", Libération, 30 mars 2002. [4] "Un avion a bel et bien frappé le Pentagone", Le Monde, 21mars 2002 : http://www.lemonde.fr/article/0,598... [5] "Steve Riskus : ’Comme dans un dessin animé’", Digipresse, 22 mai 2002 : http://digipressetmp4.teaser.fr/sit... [6] Paris Match, 11 avril 2002. [7] Pourquoi ce témoin a-t-il besoin d’apporter une telle précision. A-t-on besoin d’un frère pilote pour reconnaître le bruit d’un avion ? [8] "Journalist Witnesses Pentagon Crash", eWeek, 13 septembre 2001 : http://www.eweek.com/article/0,3658... [9] "Up to 800 possibly dead at Pentagon", CNN, 12 septembre 2001 : http://www.cnn.com/2001/US/09/11/pe... [10] "Mike Walter : ’Ni missile, ni bombe, un avion American Airlines’", Digipresse, 22 mai 2002 : http://digipressetmp4.teaser.fr/sit... [11] "Everyone was screaming, crying, running. It’s like a war zone", The Guardian, 12 septembre 2001 : http://www.guardian.co.uk/Print/0,3... [12] "James Ryan : ’C’était un cauchemar’", Digipresse, 22 mai 2002 : http://digipressetmp4.teaser.fr/sit... [13] "Everyone was screaming, crying, running. It’s like a war zone", The Guardian, déjà cité. [14] "Bush vows retaliation for ’evil acts’", USA Today, 12 septembre 2001 : http://www.usatoday.com/news/nation... [15] "The Pentagon’s first heroes in a day of heroes ", DCMilitary, 28 septembre 2001 : http://www.dcmilitary.com/marines/h... |
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