L'Effroyable Imposture : le livre-enquête sur la plus grande manipulation de l'histoire
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Biographie de Thierry Meyssan

Revue de presse

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L’hypothèse du missile

Immédiatement après l’attaque du Pentagone, le New York Times rapporte l’étendue des dégâts : l’appareil « s’est écrasé sur la façade extérieure du bâtiment entre le rez-de-chaussée et le premier étage, « à pleine puissance », précise M. Rumsfeld. Il a pénétré trois des cinq anneaux concentriques de l’immeuble. » [1] On constate en effet sur les photographies diffusées principalement par l’armée que l’engin a percé un trou de quelques mètres sur la façade. Il a pénétré dans l’immeuble sans toucher le sol qui est totalement intact. Il est ressorti, trois bâtiments plus loin, créant un trou parfaitement rond d’environ deux mètres trente de diamètre.

Quel appareil peut bien avoir causé ces dégâts : un Boeing 757-200 ou un missile ?

L’impact

L’engin a percuté la façade ouest du Pentagone, devant laquelle se trouve l’héliport. Une demi-heure après l’attentat, cette façade s’est effondrée sur environ dix-neuf mètres de large. Un incendie s’est propagé dans toute l’aile du bâtiment, causant de vastes dommages. Les dégâts les plus importants ont cependant été causés par l’eau utilisée pour éteindre le feu, comme l’ont précisé le chef des pompiers Ed Plaugher [2] puis le chef de projet de l’Opération rénovation, Lee Evey [3]. Par la suite, la décision sera prise de raser la totalité de l’aile - près de cent mètres - pour la reconstruire à neuf.

L’impact est cependant étroit. La photographie de la page VI du cahier couleur a été prise dans les premières minutes, à l’arrivée des secours, par le caporal Jason Ingersoll de la Marine des États-Unis. On peut y observer la façade qui ne s’est pas encore effondrée et le point d’impact de l’appareil. L’orifice a été agrandi à la loupe sur l’image suivante. Il s’étend du rez-de-chaussée jusqu’au premier étage du bâtiment (sept-huit mètres de haut). Sa largeur correspond environ à celle des deux fenêtres au-dessus (cinq-six mètres de large). Il semble cependant que le mur extérieur a été emporté entre les piliers de soutien du bâtiment, et que le trou est donc probablement plus large que ne l’était l’engin qui l’a percuté.

L’appareil qui est passé par cet orifice mesure donc moins de cinq ou six mètres de diamètre. Cela pourrait correspondre à l’habitacle d’un Boeing 757-200 qui en fait 3,5. Mais cet avion possède aussi des ailes qui lui donnent une envergure de trente-huit mètres. Sur ces ailes sont fixés des réacteurs qui constituent deux des éléments les plus solides de l’appareil. Enfin, il est muni d’une grande queue. Lorsque le train d’atterrissage n’est pas sorti, le Boeing mesure un peu plus de douze mètres de haut. Sur cette image, on observe que le mur qui se trouve juste au-dessus du trou est intact. Il n’a donc pas été percuté par la queue d’un Boeing 757-200.

Le trou de sortie

La photographie de la page XII (également celle de couverture) a été réalisée par le département de la Défense. Elle montre le trou par lequel est sorti l’appareil. La légende initiale de l’image, publiée sur un site de la Navy, indique : « L’orifice de sortie marquant l’endroit où le vol American Airlines 77 a terminé sa pénétration du Pentagone » [4]. Ce trou est parfaitement circulaire et mesure environ 2,30 m de diamètre.

Les deux images et leur agrandissement pages XIV et XV montrent l’emplacement du trou. Il s’agit de la façade interne du troisième anneau. L’appareil a pénétré trois bâtiments selon un angle d’environ 45°.

La version officielle du Boeing

Selon le Pentagone, le trou circulaire que l’on observe sur le troisième bâtiment a été causé par le nez du Boeing 757-200. Lee Evey, chef de projet de l’Opération rénovation du Pentagone, l’a expliqué avec méthode lors d’une conférence de presse, le 15 septembre. [5] « Les anneaux sont dénommés E, D, C, B et A. Entre B et C il y a un chemin de ronde qui fait le tour du Pentagone. On l’appelle le chemin A-E. L’avion a suivi un angle d’approche à peu près comme ceci et le nez de l’appareil a traversé le mur intérieur de l’anneau C pour déboucher sur le chemin A-E. [...] Le nez de l’appareil a traversé l’anneau C et est à peine ressorti dans le chemin de ronde A-E. On peut donc dire que l’avion a pénétré jusque-là. »

Plusieurs experts sont venus préciser la version officielle. L’ensemble de cette version est assez complexe et mérite d’être étudiée avec attention.

- L’absence de débris du Boeing s’explique par le fait que l’avion a été pulvérisé lorsqu’il a percuté ce bâtiment particulièrement résistant. « L’impact s’est produit avec une extrême énergie, provoquant la pulvérisation de l’appareil », explique un expert anonyme consulté par Le Monde [6]. « Le choc a été tel que l’avion s’est littéralement pulvérisé », commente un autre spécialiste, toujours anonyme, cité par Libération. [7]

- La disparition de parties de l’avion particulièrement résistantes, comme les réacteurs ou les freins, s’explique par le fait que l’appareil a totalement fondu (à l’exception cependant d’un phare et des boîtes noires qui ont été retrouvées trois jours plus tard [8]). « A la différence des voitures, les avions sont surtout composés d’aluminium, qui rentre en fusion vers 600 °C, et les structures de l’appareil ont pu fondre. », analyse Le Monde. [9] Ce que confirme Libération : « Beaucoup de débris de l’avion ont également fondu sous la chaleur intense. » [10]

- L’absence de cent tonnes de métal fondu s’explique, quant à elle, par le fait que le feu a dépassé les 2500° provoquant ainsi l’évaporation des matériaux de l’avion (mais pas ceux de l’immeuble, ni ceux du phare et des boîtes noires). « Suivant ce qui l’a provoqué, les matériaux qui l’alimentent, son exposition à l’oxygène et sa durée, un incendie de cet ordre peut dégager une chaleur de 1700 à 2500° », expose un autre spécialiste. « La chaleur dégagée par l’incendie durant 24 heures permet donc de comprendre que la majeure partie des restes de l’avion ait été détruite. » [11]

- La présence du dernier trou de 2,30 m de diamètre s’explique pour sa part par le fait que, malgré toutes ces épreuves, le nez de l’avion a continué sa course folle à travers trois édifices. C’est ce que conclut le chef de projet de l’Opération rénovation du Pentagone.

Selon la version officielle, les dégâts peuvent donc avoir été causés par un Boeing 757-200. Pour cela, l’avion a été capable de se désintégrer sur la façade du Pentagone, de fondre à l’intérieur du bâtiment, de s’évaporer à 2500° et néanmoins de perforer deux autres bâtiments selon un trou d’environ deux mètres trente de diamètre... [12]

Un nez d’avion ?

Imaginons un instant qu’on ne nous ait pas précédemment raconté que l’avion s’est désintégré, a fondu et s’est évaporé. Est-il pour autant possible que le nez d’un avion de ligne perfore trois édifices et produise à la sortie du troisième un trou parfaitement circulaire de 2,30 m ?

Le nez d’un avion, le radôme, contient le système de navigation électronique. Afin de permettre le passage des ondes des appareils, il n’est pas constitué de métal, mais de fibres de carbone. Sa forme a été étudiée pour être aérodynamique, mais il n’est pas conçu pour résister aux chocs. L’enveloppe extérieure, de même que son contenu, sont donc extrêmement fragiles. Sur un obstacle, ils s’écrasent, mais ne le percent pas.

On peut voir la fragilité du nez des avions sur de nombreuses images de crashs beaucoup moins violents que celui supposé du Pentagone. Celle, par exemple, du Boeing 757-204 de Britannia Airways, en septembre 1999 [13] (page XIII du cahier photo).

Le nez est une coquille extrêmement fragile. Il est donc impossible de retrouver un nez d’avion après un tel choc. A plus forte raison, il ne peut pas avoir produit un trou aussi circulaire que celui observé sur le troisième anneau du bâtiment.

Une tête de missile ?

Pourtant, les pompiers disent avoir vu ce qu’ils croient être le nez de l’avion. Le Boeing a pénétré jusqu’à l’anneau C, expliquent-ils. « Le seul moyen que nous avions pour savoir qu’il s’agissait bien d’un avion à l’intérieur du bâtiment était le fait que nous avions vu des débris du nez de l’appareil », raconte au NFPA Journal le Capitaine Defina. [14] Interrogé, lors d’une conférence de presse au Pentagone, sur le carburant de l’avion, le capitaine Ed Plaugher répond : « Nous avons ce que nous croyons être une flaque juste à l’endroit où est ce que nous pensons être le nez de l’avion ». [15]

Quel est ce morceau d’appareil qui a été capable de réaliser de tels dégâts et que les pompiers disent avoir observé ? Au contraire d’un fragile nez d’avion, les têtes de certains missiles sont extrêmement résistantes. Ce débris que les pompiers disent avoir vu et qu’ils peinent à identifier comme un nez d’avion pourrait bien être une ogive de tête de missile.

Or quels sont exactement les dégâts ? Entre le trou par lequel est entré l’engin et celui qu’il a créé à la fin de son parcours, trois bâtiments ont été percés de part en part. Il est à noter que ces trois immeubles n’ont pas été défoncés, mais percés. On n’observe en effet aucun autre dommage que cette sorte de tunnel et l’important incendie qui s’est par la suite propagé dans l’aile ouest du Pentagone. Si un Boeing 757-200 s’était crashé sur ces bâtiments, il les aurait défoncés. Les dommages qu’il a causés ne sont en rien comparables à ceux d’un crash aérien. L’engin qui a frappé le département de la Défense a donc produit un effet très particulier. Certains missiles sont spécialement conçus pour avoir un effet de percement. Ces missiles sont lestés d’uranium appauvri, un métal extrêmement dense qui s’échauffe au moindre frottement et rend le percement plus facile. Ces missiles sont notamment utilisés pour percer des bunkers. Un avion s’écrase et défonce. Un missile de ce type perce.

* * *

L’observation des dégâts permet donc de trancher entre les deux hypothèses du missile ou de l’avion. Le bâtiment n’est pas défoncé comme s’il avait subi un classique crash aérien, mais perforé comme frappé par un missile. Pour confirmer l’hypothèse du missile, il faut maintenant étudier les caractéristiques de l’explosion et du feu qui a suivi.

 

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SUITE L’effet d’une charge creuse

 

[1] "A Hijacked Boeing 757 Slams Into the Pentagon", New York Times, 12 septembre 2001 : http://www.americanmemorials.com/me...

[2] "DoD News Briefing", Defense Link, Department of Defense, 12 septembre 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep...

[3] "DoD News Briefing on Pentagon Renovation", Defense Link, Department of Defense, 15 septembre 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep...

[4] "War and readiness", All Hands, magazine de l’US Navy : http://www.mediacen.navy.mil/pubs/a...

[5] "DoD News Briefing on Pentagon Renovation", déjà cité.

[6] "Un avion a bel et bien frappé le Pentagone", Le Monde, 21mars 2002 : http://www.lemonde.fr/article/0,598...

[7] "Pourquoi la démonstration de Meyssan est cousue de très gros fils blancs", Libération, 30 mars 2002.

[8] "Flight data and cockpit voice recorders found", Defense Link, Department of Defense, 14 septembre 2001 : http://www.defenselink.mil/news/Sep...

[9] "Un avion a bel et bien frappé le Pentagone", déjà cité.

[10] "Pourquoi la démonstration de Meyssan est cousue de très gros fils blancs", déjà cité.

[11] Interview de Claude Moniquet, Hoaxbuter, 5 avril 2002 : http://www.hoaxbuster.com/hintervie...

[12] Nous n’avons cité ici que les expertises les plus souvent reprises par la presse. Nous en avons laissé certaines de côté, comme celle rendue publique par la RTBF, le 10 mars 2002, qui explique ainsi la faible taille de l’impact : "Les ailes de l’avion peuvent parfaitement s’être repliées le long du corps, ce qui a limité le point d’impact."

[13] Voir aussi : http://www.airdisaster.com/photos/b...
Le Boeing 737-3T5 de Southwest Airlines en mars 2000 : http://www.airliners.net/open.file?...
L’Airbus A320-211 de Philippine Airlines en mars 1998 : http://www.airdisaster.com/photos/p...
Le McDonnell Douglas MD-82 d’American Airlines en juin 1999 : http://www.airdisaster.com/photos/a...

[14] "ARFF Crews Respond to the Front Line at Pentagon", NFPA Journal, National Fire Protection Association, 1er novembre 2001 : http://www.nfpa.org/NFPAJournal/Onl...

[15] "DoD News Briefing", 12 septembre 2001, déjà cité.



Lire le livre en ligne

Chapitres

 Introduction : Dissection d’un mensonge de guerre

 Un débris de trop

 Des témoignages tronqués

 L’hypothèse du missile

 L’effet d’une charge creuse

 Disparition d’un avion

 Le paradoxe officiel

 Epilogue


Cahier photos

 Page I

 Page II

 Page III

 Page IV

 Page V

 Page VI

 Page VII

 Page VIII

 Page XV

 Page XVI


Annexes

 «Il importe que M. Bush réponde aux questions suscitées par les événements du 11 Septembre»

 « Des porte-parole du complexe militaro-industriel se sont moqués de moi en me qualifiant de partisan de la théorie du complot »

 Entretien avec Ed Royce : « Nous sommes les victimes »

 Entretien avec Cynthia McKinney : La conspiration du silence

 Entretien avec Carlos Jacinto : « Beaucoup de choses à éclaircir »

 Entretien avec Mike Walter : « Ni missile, ni bombe, un avion American Airlines »

 Entretien avec Richard Benedetto : « Cet avion va s’écraser sur le Pentagone ! »

 Entretien avec Steve Riskus : « Comme dans un dessin animé »

 Entretien avec James Ryan : « C’était un cauchemar »

 Entretien avec Ed Plaugher : La mémoire à rebours

 La chronologie du NORAD

 « Qui a commandité les attentats du 11 septembre ? »



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Le Pentagate de Thierry MeyssanLe Pentagate peut être téléchargé intégralement en PDF (2,6 Mo). L'ouvrage est disponible gratuitement dans ce format, avec la même présentation que l'édition papier.
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