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Entretien avec James Ryan : « C’était un cauchemar »James Ryan n’avait encore jamais témoigné auprès des médias. Il a contacté Digipresse après avoir visionné l’interview de Thierry Meyssan sur le fil d’actualité de Yahoo !/Digipresse suite à la sortie de L’efffroyable imposture. Des propos choquants pour cet ancien militaire, mais pas autant que le terrible spectacle du crash du vol AA 77. James Ryan, 27 ans, est commercial dans une société informatique et ancien attaché de presse de l’US Navy. Ce jour-là, il doit se rendre chez un mécanicien qui se trouve sur la route de Colombia Pike qui longe le Pentagone. Il entend passer un avion mais n’y prête pas vraiment attention car la zone est régulièrement survolée. Cependant il remarque alors un bruit étrange qu’il interprète comme étant celui d’une coupure subite des moteurs. Il lève donc les yeux et contemple à très basse altitude un appareil qu’il identifie immédiatement dit-il, comme un Boeing American Airlines. Il précise qu’il voit le sigle de la compagnie, que l’appareil est couleur argent et il affirme distinguer aussi les hublots. Il s’inquiète aussitôt car il remarque que l’avion n’est pas dans une trajectoire habituelle puisqu’il ne se dirige pas vers l’aéroport Reagan International, et surtout il lui apparaît que l’engin est en phase d’atterrissage alors que ni les volets ni les trains ne sont actionnés. L’avion survole sa voiture. Il le voit à cet instant osciller des ailes comme s’il était en vol plané et qu’il venait d’« éviter la tour radio » en tentant de se stabiliser. A ce moment, dans un bruit strident, l’avion accélère et fonce tout droit en direction de l’aile ouest du Pentagone. James Ryan n’a pas pu voir l’impact car à cet endroit le terrain est surélevé mais il suit l’appareil qui disparaît derrière les arbres, puis il entend un bruit sourd et il voit monter dans le ciel une boule de feu orange suivie d’une épaisse fumée noire. Il est certain qu’il s’agit de l’appareil qu’il a vu passer au ras du sol. « Quelques instants avant, le Pentagone était intact et puis l’avion après le crash n’est pas réapparu ». Emotif mais convaincu La fragilité de James Ryan cependant ne laisse pas échapper une certaine détermination lorsqu’il se met à mimer l’avion. Et là, ce qui est décrit peut prêter à confusion. Son geste très vif pourrait en effet évoquer plus le vol final d’un missile que celui d’un jet civil. Mais sa manière de témoigner est justement extrêmement subjective, toute en émotion et aucune conclusion objective ne peut en être raisonnablement tirée. Reste que son témoignage se distingue des autres. Il est le seul à parler d’un bruit particulier équivalent à une baisse de la vitesse, le seul a avoir vu l’avion tanguer avant qu’il n’accélère. James Ryan n’a pas souhaité retourner sur les lieux du crime. Il fait encore des cauchemars et se souvient toujours de « tous les détails de cet avion ». Ses yeux se brouillent de larmes lorsqu’il raconte, que quelques instants après le drame il voit dans le ciel, au-dessus de la fumée noire, surplombant le Pentagone, deux aigles survoler le théâtre du drame. Un couple d’oiseaux connus dans la région paraît-il. « C’était comme le signe que nous allions retrouver des forces, tel un Phoenix renaissant de ses cendres ». Valérie Labrousse * Entretien disponible en vidéo à l’adresse suivante :
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